L’homosexualité

Retour Sommaire

Toute personne humaine est intrinsèquement libre et, comme telle, elle doit être respectée. La dignité de la personne est fondamentale, quels que soient ses choix, ses actes ou son comportement.

De même qu’on ne peut limiter une personne à ce qu’elle fait, on ne peut condamner ni exclure telle ou telle catégorie de personnes sous prétexte de leur sexualité (comme aux jours les plus sinistres de notre histoire), sexualité qui est d’ailleurs de l’ordre de la vie privée, de l’intimité. Quels que soient nos actes, nous sommes des personnes de valeur et nous devons exiger qu’on respecte notre dignité et nos choix (ce qui ne veut pas dire qu’on soit tous d’accord pour autant).

Retour Sommaire

En ce qui concerne l’homosexualité

Malgré de nombreuses recherches, on n’a toujours pas trouvé de « gêne » de l’homosexualité ; si ce gêne existait, on pourrait affirmer qu’il y a une réelle « identité homosexuelle », ce qui est toujours en question aujourd’hui. Il est vraisemblable plutôt qu’il y ait de nombreux facteurs qui expliquent que l’on soit attiré par une personne de son sexe.

Ce qu’on sait, c’est que la pratique homosexuelle semble avoir toujours existé. Le fait d’avoir des relations sexuelles avec une personne du même sexe que soi était considéré par exemple par certains philosophes grecs comme un moyen de connaissance de soi, l’autre étant alors comme une forme de miroir.

Aujourd’hui, on constate une tendance à banaliser le fait d’avoir une relation homosexuel(le), comme si cela était exactement pareil que le fait d’avoir une relation avec une personne du sexe opposé.

Nous savons tous cependant, par expérience ou intuitivement, que ces 2 relations ne sont pas équivalentes. Car le genre humain est divisé en 2, entre hommes et femmes. À la naissance, si on dit « c’est un garçon » ou « c’est une fille », c’est parce que cette réalité que l’on constate, elle est fondamentale pour ce nouvel être humain (dans le sens des fondements de notre personne).

La différence des sexes, c’est donc vraiment important biologiquement, mais aussi philosophiquement, personne ne pouvant dire par exemple qu’il représente « le » genre humain à lui tout seul.

Un couple homme/femme , ce ne sera donc jamais tout à fait pareil qu’un couple homme/homme, ou femme/femme.

Retour Sommaire

Et l’amour, là-dedans, quel rapport ?

Eh bien, tout ce qui touche à la sexualité englobe toute notre personne : corps, cœur, esprit. On peut vivre une très belle relation avec une personne de son sexe, cela ne sera jamais du même ordre qu’une relation avec une personne de l’autre sexe, ne serait-ce que parce qu’elle ne pourra jamais donner un nouvel être vivant : il faudra toujours un ovule et un spermatozoïde pour faire un enfant !

Et puis, ce serait idiot de réduire l’amour à l’union des corps, mais ce serait tout aussi idiot de dire qu’on se fiche de l’union des corps dans l’amour ! Or, seul le vagin est naturellement adapté au pénis, prévu pour lui, avec l’élasticité et la lubrification nécessaires à la pénétration.

La complémentarité naturelle des corps est donc importante, même s’il n’y a pas que ça : il y a aussi toutes les différences de nos psychismes, de nos sensibilités, le masculin / le féminin, le yin et le yang, etc…..

Retour Sommaire

Pourquoi tant de suicides chez les personnes homosexuelles ?

Il y a sans doute un mal-être dû à tout ce qu’on a dit avant, à la relation homosexuelle qui n’expérimente pas « l’altérité » (cela veut dire « ce qui est autre »), à la fragilité plus grande des couples homosexuels, etc..

Il y a aussi un mal-être qui peut être généré par le regard des autres, par la non-acceptation de la différence. On a fait de gros progrès depuis l’époque où on enfermait les personnes homosexuelles, mais il y a encore du chemin à faire.

Et la discrimination ?

Attention, la discrimination, c’est un peu LE truc qu’on met à toutes les sauces aujourd’hui, alors prenons d’abord un instant pour réfléchir sur ce mot.

Que veut dire discriminer ? Distinguer, séparer, traiter différemment.

Est-ce toujours injuste ?

Voyons… : tu veux devenir pilote, et tu apprends 2 mois avant le concours que tu es inapte pour cause de myopie, que tu es donc écarté de ce concours. C’est une discrimination. Tes rêves s’écroulent, car tu ne pourras jamais piloter de ta vie.

Comment faire ? Tu peux te dire que tu es discriminé(e) (c’est vrai, on t’empêche de faire quelque chose), que c’est injuste (cela paraît vrai, mais qui est responsable de ta myopie ?).. tu peux tourner et retourner ces idées noires, et même être tenté(e) d’attaquer en justice l’école qui a mis de telles conditions. Mais, en cultivant ta rancœur, cela risque de ne pas diminuer ton mal-être, et tu auras sans doute du mal à rebondir.
On t’aidera plutôt en t’accompagnant pour te montrer la réalité, la beauté, la responsabilité d’un pilote, en mettant en parallèle ta myopie, et, surtout, en éveillant ton attention à toutes tes autres qualités, tes autres talents ou compétences qui t’ouvriront d’autres métiers passionnants.

Tu vois que toute discrimination « en soi » n’est pas intolérable (j’aurais pu aussi prendre l’exemple de l’aveugle qui est discriminé de ne pas pouvoir conduire) : il faut la remettre dans son contexte, et toujours prendre un peu de hauteur par rapport à ce qui est en jeu.

Ceci posé, être discriminé sans raison, c’est à dire être traité de façon moins favorable qu’une autre personne juste parce que mes choix ne plaisent pas aux autres, alors que ces choix ne concernent que moi et sont de l’ordre de ma vie privée.. : ceci est inacceptable, c’est puni par la loi, et ça doit être combattu par tous les moyens.

Retour Sommaire

Je crois bien que je suis homo … alors ???

Retour Sommaire

Ni désinvolture…

On n’est pas dans le monde des bisounours : dans la réalité qui est la leur, les personnes qui ont une pratique homosexuelle témoignent elles aussi de difficultés personnelles, de violences conjugales, de difficultés à vivre la fidélité.. ce n’est pas réservé aux autres !

Retour Sommaire

…ni drame !

La vie n’est pour personne « un long fleuve tranquille ». Chacun avance avec ce qu’il est, avec son propre rythme et son contexte, plus ou moins simple, plus ou moins complexe. Pour toute personne il y a un chemin d’épanouissement, et même d’accomplissement.

Retour Sommaire

Ce peut être un passage

Tu es peut-être seulement homo-sensible ou homophile, c’est-à-dire porté vers ton semblable (cela arrive à l’adolescence). Mais ne te définis pas seulement par cette tendance : elle n’est pas forcément innée et irrémédiable, cela peut évoluer. 

Retour Sommaire

Sentir n’est pas consentir

Mesure bien la portée de tes actes. Car nos actes confirment et développent nos tendances. Or, il peut y avoir tendance sans passage à l’acte - comme il peut y avoir un acte sans tendance préalable. 

Retour Sommaire

Fécondité ?

Si tu aimes les enfants profondément et pour eux-mêmes, il te sera douloureux d’envisager de les priver de façon délibérée d’une maman (si vous êtes 2 hommes) ou d’un papa (si vous êtes 2 femmes) ; il te faudra donc bien réfléchir aux conséquences de ta décision. Quoiqu’il en soit, il y a plein de sortes de fécondités ; ne doute jamais qu’une route de bonheur est possible pour toi. 

Retour Sommaire

S’ouvrir aux autres

Ouvre-toi aux autres, à ceux qui ont besoin de toi. Apprends à découvrir la beauté de « l’autre sexe », même si tu ne le « désires pas ». Ne le réduis pas aux blessures que tu as pû recevoir par (ou à cause de) lui… Sois convaincu(e) que tu as plein de qualités à partager ou à découvrir : développe-les !

Retour Sommaire

Courage !

Si ta vie te parait difficile, fais-toi aider. Apprends à te faire respecter. Et ne laisse jamais les autres penser ou décider à ta place. Fais confiance à ton appel intérieur, … et avance avec confiance sur le chemin de ta vie, quelle qu’elle soit. Je ne te le redirai jamais assez : il y a toujours un chemin de bonheur quelque part :-).

Toute personne est un trésor, un mystère à accepter et à découvrir…
la route du bonheur et de la sérénité commence par
l’acceptation profonde de la réalité,
dans ses défis et dans ses limites.

 

Retour Sommaire

Lire :

  • L’Homosexualité en vérité Phlippe Arino (Éditions Frédéric Aimard)
  • Ton corps fait pour… un même corps ? p. Daniel-Ange (Le Sarment/Fayard)
  • Vers une sexualité réconciliée. Andrew Comiskey (éd. Raphaël)

Voir :

Vos témoignages/vos questions

  • RE : L’homosexualité 17 janvier 2015 22:35, par PassAMOUR

    Emma, ce qui est super dans ton message, c’est que tu te poses plein de questions ! oui, l’amour, être heureux, ce n’est pas si simple..et pourtant, de toutes tes forces, tu veux le bonheur ! A 13 ans, en pleine puberté, les hormones font un grand chambardement dans notre corps, on est envahi de plein d’émotions et de sentiments qui paraissent contradictoires..ne te laisse pas engloutir par tout ça. Une personne, c’est fait d’émotions, à accueillir, mais aussi à MAÎTRISER…La maîtrise de soi, dans l’amour, c’est indispensable pour apprendre à respecter l’autre dans sa liberté et sa dignité. Alors donne-toi un peu de temps, et ne t’inquiète pas trop surtout de toutes ces apparentes contradictions ! ;-)

  • 17 janvier 2015 16:45, par Emma

    Bonjour ! :-) en fait mon problème c’est que je me considère comme un garçon donc pour moi si j’aime un garçon c’est comme si j’étais homosexuel.J’essaie en permanence de me tourner vers les garçons en cherchant des qualités etc…sauf que je pense comme eux je n’arrive pas quelque part à m’accepter comme je suis et je ne sais pas comment faire…mais je le vis plutôt bien pour l’instant mais je sais que je ne serai jamais heureuse comme ça. Je pense que sa va certainement changer au fil des année vu que je n’ai que 13 ans mais je me fais du soucis par ce que je n’arrive vraiment pas à ne pas aimer les filles (surtout une en particulier).

  • RE : L’homosexualité 4 mars 2014 15:14, par PassAMOUR

    Bon..voyons un peu : un ex, une relation express, une attirance vers une autre fille..Vous ne seriez pas en train de confondre attirance et amour, Laura ? L’amour, c’est de l’attirance, bien sûr, cela commence comme ça. Mais si ça en reste là, c’est ce que j’appelle de « l’amour chocolat », ça risque de ne pas durer et surtout de ne pas satisfaire votre appel profond d’aimer et d’être aimée. Aimer, c’est désirer l’autre, mais aussi avoir envie de lui DONNER du bonheur, de l’aider à s’épanouir. On aime pas « en idée », on aime quelqu’un ! Alors, je ne sais pas votre âge, mais j’ai envie de vous conseiller d’attendre un peu, de construire des relations, de chercher des échanges en profondeur, au niveau de ce que vous avez envie de vivre, de vos goûts, vos désirs..Bonne chance !

  • Bonjour à tous, 3 mars 2014 14:37, par Laura

    Voila,
    En ce moment dans ma tête c’est pas la joie :sigh : : Fin d’une relation express, mon ex petit ami me tourne autour (d’ailleur je sais pas si ça me plaît ou pas)et mes parents sont lourds et inquiets parce que je suis irritable et renfermée… En plus de tout ça, depuis maintenant quelques temps, je me sens attirée par les filles : parfois, je me surprend à m’imaginer sortant avec une fille qui me convient parfaitement, combien ce serait mieux parce une petite part de moi a toujours regardé en coin les autres filles…
    Je ne sais pas trop quoi faire… Je ne sais pas trop ou j’en suis, je suis devenue tellement irritable que je me suis disputée avec ma belle mère - que j’aime bcp - parce que j’ai dépassé ses limites (il faut admettre que mon cycle menstruel a probablement joué un grand rôle étant donné que j’ai eu mes règles le soir même) Je sais que mes parents seraient plus ou moins tolérents par rapport à mes orientations sexuelles… Qu’en pensez vous ?