L’appareil génital féminin

Il est important de connaître son corps pour l’apprivoiser.

La première cellule humaine s’appelle « œuf ». Elle résulte de la fusion de deux cellules sexuelles appelées gamètes : un gamète mâle ou spermatozoïde, venu du père et un gamète femelle, ou ovule venu de la mère. L’œuf humain, dépourvu de réserves, effectue son développement dans l’organisme maternel qui assure sa subsistance pendant la grossesse, puis après la naissance par l’allaitement.

L’étude de l’appareil génital comporte donc celle des organes formateurs de gamètes, des voies qu’ils suivent, des organes nécessaires au développement du bébé dans le ventre et sein maternel.

À l’inverse de l’homme où la production de spermatozoïde est continue, la maturation et la libération de l’ovule est cyclique.

Le cycle féminin est tout orienté vers la préparation éventuelle de la venue d’un enfant entre l’âge de la puberté et la ménopause. Il est important de le connaître, de l’observer pendant quelques années. Lorsque la jeune femme, suivant sa vocation, décidera avec son mari d’avoir un enfant, son corps sera prêt à l’accueillir et elle saura reconnaître les périodes de fertilité. Il est bon dès la puberté d’être attentif et respectueux de ce corps, futur berceau des enfants à venir.

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1 – Anatomie

L’appareil génital féminin comprend les ovaires où mûrissent les ovules, les trompes utérines conduisant l’ovule à l’organe de nidation et de gestation, c’est l’utérus. Reste enfin le vagin. Ils se situent dans la région pubienne.

Chez la femme les systèmes de conduit urinaire et génitaux sont séparés.

Les ovaires sont deux glandes symétriques, de forme ovoïde, mesurant environ 3,5 cm de haut, 2 cm de large, 1 cm d’épaisseur. Leur consistance est ferme, leur couleur blanc rosé.

Les trompes utérines ne sont pas directement reliées aux ovaires mais s’ouvrent dans les cavités abdominales près d’eux. Les trompes sont deux tubes latéraux (un droite et un gauche), de 10 à 12 centimètres de long, divisées en quatre segments :

  • le pavillon, en forme d’entonnoir, est la portion mobile de la trompe ; il s’ouvre dans la cavité abdominale et présente des digitations appelées franges qui participent à la captation de l’ovule, lors de la ponte.
  • l’ampoule, segment le plus long, large et courbe, représente les 2/3 de la trompe
  • l’isthme est un segment étroit et rectiligne
  • la portion interstitielle, très courte, située dans le corps de l’utérus, s’ouvre dans la cavité utérine par un orifice.

Au moment de l’ovulation, le pavillon entoure l’ovaire de ses nombreuses franges mobiles, l’enserre plus ou moins au moment de l’ovulation et récupère l’ovule pondu.

L’utérus est un organe creux musculaire à parois épaisse. C’est dans la paroi de l’utérus que le petit embryon va se nicher pour sa croissance jusqu’à la naissance. La muqueuse intérieure du corps utérin est appelée endomètre, muqueuse qui subit des modifications capitales au cours du cycle menstruel. L’utérus est situé entre la vessie et le rectum, sa partie la plus inférieure est le col qui fait communiquer l’utérus avec le vagin. Le vagin se termine en bas par un orifice, obturé chez la fille vierge par un mince repli de membrane muqueuse : l’hymen.

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2 - La fonction ovarienne

L’ovaire contient 200 000 à 300 000 cellules sexuelles mais seulement un petit nombre d’entre elles va parvenir à maturité et devenir ovule. Environ 400 atteindront leur maturation complète au cours de la période d’activité génitale féminine. Tout les autres dégénèrent à un moment du développement de sorte qu’il n’en reste quasiment pas à l’âge de la ménopause (environ 50 ans).

On donne le nom d’ovocytes à ces cellules sexuelles. Les ovocytes sont entourés de cellules à fonction nourricière et endocrine, les cellules folliculeuses. L’ensemble de l’ovocyte et des cellules folliculeuses constitue un follicule.

Le développement du follicule est caractérisé par une augmentation de taille de l’ovocyte et une prolifération des cellules qui l’entourent. Lorsque l’ovocyte est à maturité, se produit le phénomène de l’ovulation. Le follicule s’appelle alors follicule de Graaf : à ce stade, il se rompt et libère l’ovule qui va gagner la trompe utérine.

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3 – Les glandes mammaires

Les glandes mammaires sont des glandes exocrines situées au niveau des seins.

Elles assurent, après la naissance, la production du lait nécessaire à l’alimentation du nouveau-né. 

Elles sont formées par la juxtaposition de 10 à 20 lobes glandulaires et de canaux excréteurs vers l’extérieur, appelés canaux galactophores.

Le lait maternel est sécrété à partir de la naissance (montée de lait). Il est l’aliment naturel du bébé. Sa composition est parfaite, il contient tout ce dont à besoin le petit pour grandir, être protégé des premières infections éventuelles.

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4 - Le cycle génital

À partir de la puberté, contrairement à ce qui se passe chez l’homme, l’activité de l’appareil génital féminin n’est pas continue. Elle est rythmique et caractérisée par la succession régulière de cycles marqués par la modification de chaque organe de l’appareil. Une fois la puberté atteinte, les cycles menstruels débutent. Le cycle menstruel de la femme dure généralement 28 à 30 jours ; il commence officiellement par l’apparition des règles (jour 1) qui sont la résultante d’une première ovulation. Une succession de modifications vont se produire dans les ovaires et l’utérus, sous la dépendance d’hormones. Elles assurent la communication entre tous les organes de l’appareil génital mais aussi avec l’hypophyse, une glande située à la base du cerveau.

 

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Le cycle ovarien

Le cycle menstruel, d’une durée moyenne de 28 jours, est scindé en deux phases séparées par l’ovulation : la 1re phase du cycle, phase pré-ovulatoire et la 2e phase du cycle, phase post-ovulatoire.

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La phase pré-ovulatoire = La phase folliculaire (ou phase de maturation d’un follicule)

Chaque mois, parmi la réserve importante que renferme l’ovaire, une cinquantaine d’ovocytes deviennent sensibles aux sécrétions hormonales. 
A l’exception d’un seul, généralement, ils dégénèrent. Le follicule qui arrive à maturité gonfle progressivement à la surface de l’ovaire, en réponse à la production de l’hormone FSH (Follicule Stimulating Hormone) par l’hypophyse. Ce sac atteint environ 2 cm de diamètre juste avant l’ovulation.

Pendant la phase folliculaire, les ovaires sécrètent également des hormones, les oestrogènes. Ces hormones vont préparer l’utérus à recevoir l’éventuel embryon.

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La phase d’ovulation

L’ovulation est provoquée par un autre signal venant de l’hypophyse (hormone appelée LH).

L’ovulation survient environ 14 jours avant le début des règles. Ceci signifie que lorsque la femme présente des cycles de 28 jours, elle ovulera aux environs du 14e jour de son cycle. Cependant, parfois des évènements d’ordre émotionnel peuvent survenir et bouleverser le cycle naturel et la période d’ovulation sera alors retardée, ou avancée. La durée de la période qui précède l’ovulation n’est donc pas absolument certaine. Lors de l’ovulation, l’ovocyte est expulsé du follicule dont la paroi se rompt, et est aspiré par la trompe. L’ovocyte entame alors sa migration vers l’utérus.

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La phase post-ovulatoire =La phase lutéale (ou phase de préparation de l’utérus à la nidation d’un éventuel embryon)

Après le 14e jour, le follicule rompu se rétracte, ses cellules se chargent de graisse et l’ensemble prend un aspect pigmenté c’est le corps jaune.

S’il y a eu fécondation de l’ovule par un spermatozoïde : le follicule qui a libéré l’ovule, transformé en corps jaune, commence à sécréter une nouvelle hormone (la progestérone).

Lorsque l’ovule n’a pas été fécondé, le corps jaune s’atrophie jusqu’au 28e jour.

Durant cette phase et sous l’action de la progestérone sécrétée par le corps jaune, la paroi de l’utérus (l’endomètre) se prépare à la nidation éventuelle de l’embryon.

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Le cycle utérin :

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La phase pré-ovulatoire et 2 La phase d’ovulation : J1 à J14

S’il n’y a pas d’embryon, la muqueuse utérine va desquamer, rejeter par le sang les nutriments préparés pour l’embryon dans l’endomètre. C’est le phénomène de la menstruation (appelée communément « règles »), que l’on observe les premiers jours du cycle. Cette hémorragie signifie que la muqueuse utérine n ‘a pas accueilli d’embryon pour la nidation, la personne n’est pas enceinte… la muqueuse va se préparer de nouveau à devenir apte à assurer la nidation éventuellement d’un enfant au cycle suivant. Jusqu’à l’ovulation suivante, l’utérus régénère progressivement sa muqueuse qui prolifère et reste lisse.

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La phase post-ovulatoire : J14 à J28

La muqueuse utérine subit une prolifération considérable : ses cellules se divisent activement et la muqueuse prend un aspect particulier en dentelle : c’est la dentelle utérine. Elle est alors particulièrement apte à assurer la nidation de l’ovule si celui-ci a été fécondé. Lorsque que l’ovule n’a pas été fécondé, c’est à dire s’il n’y a pas grossesse, cette muqueuse inutilisée est éliminée : ce sont les règles dont l’apparition marque un nouveau cycle

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Le cycle de la glaire cervicale

La glaire cervicale est un mucus fabriqué par le col utérin qui joue notamment un rôle protecteur, empêchant que des microbes pénètrent dans l’utérus. Cette glaire subit aussi des modifications cycliques : le maillage de la glaire, très serré en phase folliculaire, devient lâche en période d’ovulation, facilitant ainsi le passage des spermatozoïdes.

L’observation de l’aspect de la glaire cervicale est utilisée pour connaitre avec précision la période fertile du cycle.

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Le cycle hormonal

Du premier au quatorzième jour du cycle : la maturation folliculaire s’effectue sous l’influence de la F.S.H. sécrétée par l’hypophyse. La sécrétion de FSH hypophysaire est elle-même déclenchée par un centre de contrôle hypothalamique qui élabore une hormone, la L.H.R.H. qui stimule la sécrétion hypophysaire. Le centre de contrôle hypothalamique a une activité cyclique et sa sécrétion est fonction du taux des oestrogènes circulants ainsi que de la sécrétion d’inhibine.

Au fur et à mesure de la maturation du follicule, ses cellules sécrètent des oestrogènes dont le taux augmente pendant toute cette période. Les oestrogènes entraînent les modifications des muqueuses utérine et vaginale. Ils agissent également sur la sécrétion de L.H.R.H. qui provoque à son tour la sécrétion de L.H hypophysaire.

Au quatorzième jour du cycle, la sécrétion de L.H. hypophysaire atteint un pic qui détermine l’ovulation.

Durant la seconde moitié du cycle, l’activité du corps jaune est commandée par l’hypophyse ; la sécrétion de F .S.H. est moindre et celle de L.H. est prédominante, tenant sous sa dépendance la sécrétion hormonale du corps jaune. Celui-ci sécrète simultanément oestradiol et progestérone et cette association commande les transformations des muqueuses utérine (dentelle utérine) et vaginale. L’arrêt de ces différentes sécrétions hormonales marque la fin du cycle et la survenue des règles. L’atrophie du corps jaune périodique est sous la dépendance de l’inhibiteur de la liaison de L.H à ses récepteurs.

Pendant la seconde moitié du cycle, existe également une sécrétion de prolactine hypophysaire qui explique la congestion mammaire prémenstruelle mais n’influe pas sur le déroulement du cycle hormonal ovarien. En revanche, au cours de la grossesse, la sécrétion de prolactine augmente considérablement ce qui conditionne les modifications de la glande mammaire et, ultérieurement, après l’accouchement, la montée laiteuse.

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