Grossesses non-désirées et IVG

Extrait du discours de Simone Veil, le 26 novembre 1974 à l’Assemblée Nationale

« Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager. Je voudrais tout d’abord vous partager une conviction de femme (..) : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement, il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame, cela restera toujours un drame. C’est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler, et autant que possible en dissuader la femme. »

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« Je suis enceinte ! »

…ce qui devrait être une bonne nouvelle peut se révéler une catastrophe, et même un drame. Surtout quand on se sent trop jeune, pas prête, ou paniquée, rejetée… Quelques secondes d’inconscience (coup de cœur, alcool, drogue), un simple oubli (du préservatif ou du contraceptif) ou une mauvaise utilisation, ou encore l’incapacité de dire NON…et voilà, le test de grossesse est positif. Que faire ?

La première réaction, c’est de refuser le fait d’être enceinte. C’est à ce moment là qu’on peut penser à l’IVG (avortement).

Rappelons que le recours à l’IVG n’est pas un moyen de contraception : la contraception empêche généralement la conception, tandis que l’avortement interrompt une vie qui démarre.

C’est vrai que l’on peut se sentir soulagée juste après une IVG. Mais… après ? L’IVG n’est pas et ne sera jamais un « coup de gomme ». La grande majorité des femmes (83% en 2010, sondage IFOP) disent que l’ IVG laisse des traces douloureuses. Il peut advenir parfois ce qu’on appelle un syndrome post-abortif ; tout comme on doit connaître les effets indésirables d’un médicament, c’est quelque chose à savoir, ce qui ne veut pas dire que ce soit systématique.

Alors, quand la grossesse arrive de manière imprévue, on le regrette, on en souffre…Comment choisir ? Quoi décider ?

Un enfant, même non désiré, même conçu « sans projet parental », est un être humain à part entière, doué de grandes capacités : il peut devenir un génie, un grand artiste, un bienfaiteur de l’humanité. C’est à ses fruits qu’on juge une vie, et non à ses débuts, même difficiles. Mais aussi… comment l’élever ? Comment lui donner ce dont il a besoin ? Suis-je capable d’accepter un tel bouleversement de mes projets ? Qui m’aiderait ?

Toutes ces questions s’entrechoquent.. ! C’est si difficile, à cet instant, de faire un vrai choix. Prends le temps de réfléchir avec celui avec qui tu as eu cette relation si c’est possible, ou avec de vrais amis ou tes parents.

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Et toi, le père de l’enfant

Où en es-tu ? Es-tu conscient de ce qui arrive  ?

Prends-tu part à la détresse de ta copine (ton amie peut-être) ? à ses questions ?

Vas-tu peser sur elle sans la respecter, en lui imposant ta décision par exemple ?

Ou vas-tu être à ses côtés dans ce choix difficile pour elle, qui vit cela dans sa chair ?

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Quoiqu’il en soit…

N’oublie pas qu’aucune vie n’est un « long fleuve tranquille » (!) : il y a et il y aura toujours des imprévus, des situations non voulues, des regrets sans doute, peut-être des remords…

Quel que soit le chemin pris, on peut toujours se relever et repartir http://www.passamour.org/S-aimer-ou....

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Choisir ou subir… ?

L’Être humain, la femme comme l’homme, est libre par nature, c’est sa dignité fondamentale.
Ne crois pas ceux qui te disent « tu n’as pas le choix » : on a toujours le choix.

Personne, même avec les meilleures intentions pour toi, ne peut décider à ta place.